François ARNAUD, artiste peintre abstrait, Montmartre, Paris, France
Le temps est aussi indissociable de la mémoire que la création du doute. Réduire celui-ci à l’instant de création est du domaine de la simplification.
C’est la juxtaposition d’instants, la superposition d’émotions, l’addition de réussites et d’échecs. Ce sont les efforts conjugués, la mémorisation volontaire ou non des techniques.
Il y a une mémoire du geste comme une mémoire visuelle.
C’est le souvenir parfois involontaire d’un geste familier qui ressurgit des mois, des années après, qui fait croire au hasard.
La projection d’un acquis visuel, nous revient par bribes et devient source de nouvelles créations.
La création est faite de découvertes et d’oublis.